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Des nouvelles de la Corpet, début
Mars 2008
La presque absence d’hiver nous aura permis une présence régulière pour les journées de patronage à la Corpet le jeudi ; d’ailleurs la génération des titulaires retraités n’est pas dépaysée avec des activités le jeudi ; c’était comme ça au temps (très très lointain) de leur culottes courtes !.
Avec plaisir nous avons été rejoints par 2 nouveaux membres dans l’équipe, Pierre et Roger, qui nous apportent leurs connaissances, leur expérience et aussi leur assiduité !
En fin d’année un « renfort de jeunes » est venu faire des travaux de « carrosserie » : mise en apprêt et peinture antirouille de la cabine et des caisses à eau avec masticage afin d’effacer quelques « plaies ». Un
problème à résoudre était le nettoyage et la peinture de l’intérieur des caisses à eau. Fabian, en plus le plus « haut sur pattes » de l’équipe, n’a pas hésité à faire quelques séances d’immersion en caisses à eau ; mais il a la souplesse de sa jeunesse ! Un travail ingrat qui est maintenant réglé.
Début janvier nous avons dû relever la machine. Parce qu’on aime les séances pénibles de mise en place des chevalets de levage ? ; pas du tout !
La machine n’a plus le mécanisme de commande des purgeurs pour la partie sur châssis. Les rampes de purgeurs heureusement sont présentes. Nous pensions pouvoir travailler machine sur roues mais en fait la Corpet est plutôt « courte sur pattes » (pas comme Fabian donc !) et la position de travail était impossible. De plus une toile venue de fonderie avec le cylindre gauche a été cassée, sans doute lors d’un déraillement ; cette toile supporte le palier gauche de l’arbre de commande des purgeurs ; il nous a donc fallu reporter la fixation de ce palier à un autre endroit et en modifier la forme alors que celui de droite a pu être réalisé selon le dessin d’origine.
Nous avons profité du levage de la machine pour reprendre les fixations du cendrier sur le cadre de foyer. L’élimination des goujons de 22 cassés et soudés par la rouille a pu être réalisée grâce à une perceuse sur socle magnétique ; le 4éme essieu a dû être enlevé pour permettre le positionnement de la perceuse.
Nous avons également travaillé sur le cendrier : redressage, reprise de l’étanchéité et confection de 2 portes neuves puis montage à blanc.
Et enfin le grand (et long !) feuilleton des tyrans (oui il faut bien l’écrire comme cela !) approche de sa fin : nous avons réceptionné l’ensemble des pièces nécessaires au remontage : tirants, écrous, rondelles cuivre, les nouvelles fermes à dilatation et leurs boulons ainsi que des bruts pour les brides des tuyauteries d’injecteurs.
Nous avons modifié le système d’appui des fermes en les faisant porter directement sur la première rangée de tirants ; la modification de la forme nous a alors conduit à une nouvelle version en mécano-soudé au lieu de la fonte moulée à l’origine.
Nous sommes en discussion en ce moment pour affiner et préciser l’offre du tuyauteur qui exécutera le travail assez délicat de confection des tuyauteries d’injecteur (cintrage dans 3 plans) ; nous réaliserons nous-mêmes les tuyauteries d’alimentation en
eau, bien moins « tordues ».
Enfin, la bonne humeur devant toujours être présente vous verrez les photos des premiers
entraînements au simulateur de chauffe ; l’investissement de cet équipement était en effet indispensable pour une formation efficace selon les méthodes d’aujourd’hui.
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diaporama |
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Et ce sera sans doute la première fois en France qu’une locomotive revivra après 65 ou 70 ans d’inactivité car son dernier re timbrage remonte à 1934 ; combien de fois elle aurait pût « mourir » sur une telle durée ? Alors persévérons tous, ceux qui travaillent sur la Corpet comme ceux qui nous aident
financièrement, pour que le but soit atteint.
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