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Ce qui plait d’entrée sur
un tel engin est sa sympathique bouille toute en rondeurs car aucun
angle vif ne vient rompre l’harmonie des lignes, même le radiateur se
trouve confiné en retrait de la carrosserie et souligné d’une vitre
ouvrante en forme de demie-lune.
L’autorail repose sur deux bogies entre lesquels le plancher
surbaissé permet un accès aisé. De part et d’autre un tampon
central surmonté d’un unique phare vient terminer la silhouette
rondouillarde de l’engin.
L’accès des voyageurs se
fait par deux grandes portes et dès l’entrée, on est conquis par un
espace loin d’être vaste mais largement éclairé par les nombreuses
vitres.
Un petit coin est réservé au conducteur à coté duquel peuvent s’asseoir
deux personnes. |

L'équipe
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On vient de décrire ici les
places les plus prisées. Les 13 banquettes de simili cuir vert, dont la
plus-part sont en vis-à-vis, permettent associées aux 4 strapontins d’embarquer
32 personnes.
De l’autre coté une paroi métallique sépare les voyageurs du local
technique : ici l’ambiance change littéralement. On marche sur de
grandes plaques de métal résonnant sous nos pas et l’on découvre un
poste de conduite spartiate emprisonné entre la paroi et le moteur.
Une fois en place, assis sur un simple tabouret, le conducteur peut
apercevoir l’intégralité de la voie se trouvant devant lui grâce
aux nombreuses vitres triangulaires.
Le pupitre comporte le strict minimum : à savoir les manomètres de
frein, les boutons d’éclairage, un voyant jauge à combustible, un
bouton d’avertisseur, un bouton de frein électromagnétique de
secours et le démarreur. Le frein à vis est représenté par un
imposant volant d’acier qui peut également servir de rampe d’appui.
A pied se trouvent les pédales d’embrayage et d’accélérateur et
les 3 leviers des 5 vitesses.
Le moteur démarre lentement laissant entendre un son de claquement
caractéristique puis en chauffant se régularise et prend son rythme de
croisière.
Nous voici enfin prêts à partir, un appui sur le bouton d’avertisseur
sonore lance la séquence du deux tons, la première est engagée et une
petite poussée sur l’accélérateur permet à l’autorail de se
mouvoir. La montée en vitesse se fait progressivement dans une
souplesse extraordinaire . Le petit autorail affronte les rampes
vellaves en 3ème s’inscrit parfaitement dans les enchaînements de
courbes et contres courbes. Les voyageurs profitent de l’arrière
panoramique.
Les arrêts sont effectués à l’aide du robinet de frein qui, placé
sous le pupitre, est difficile d’accès mais se révèle d’une
incroyable précision et le convoi s’arrête comme il est parti c’est
à dire tout en douceur.
Des générations de conducteurs ont eu le privilège de prendre en main
de tels engins et plus de 60 après sa construction, l’autorail 313
procure toujours autant de plaisirs alors c’est avec passion que je
dis :
« Merci Monsieur BILLARD
».
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L'épave 

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